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Demandeurs d'asile en 89

Plus de 150 demandeurs d'asile ont été amenés d'abord de Paris (La Chapelle, Jaurès, Stalingrad...) puis de Calais dans l'Yonne. Une grande majorité dépend de Dublin. Ils ont pris tous les risques et maintenant ils risquent le retour dans un pays où ils ont été enregistrés contre leur gré et où les conditions d'accueil ne sont pas acceptables. Lire dans la rubrique Pages : notre pétition, la lettre des demandeurs d'asile soudanais d'Auxerre ... . Consulter les catégories : Paroles de demandeurs d'asile, Pays de non asile, Nous les soutenons, Nous informons, Chronique en 89, Prahda, Ofpra.

Prahda. Cette procédure contre Cissé doit s'arrêter immédiatement. C'est une farce sinistre, une farce dont les conséquences sont extrêmement graves.

Publié le 7 Août 2017 par lieb in Nous les soutenons, nous informons, Prahda

Prahda, Cissé. La volonté d'expulser est telle que les documents d'assignation n'étaient même pas encore parvenus à la gendarmerie quand Cissé s'est présenté.

 

7 août. Premier jour de signature de l'assignation à résidence dans cette procédure express contre Cissé.

Soutiens et demandeurs d'asile accompagnent Cissé comme convenu pour contrôler ce qui se passe et être auprès de lui.

 

7 août. Premier jour de signature de l'assignation à résidence. En principe ...

Car quand il sort, nous apprenons que les papiers d'assignation n'étaient même pas encore parvenus à la gendarmerie!!

 

Cette procédure contre Cissé doit s'arrêter immédiatement. C'est une farce sinistre, une farce dont les conséquences sont extrêmement graves, c'est une farce que nous ne devons pas admettre. C'est la vie d'un homme qui est en jeu.

 

Les prochaines convocations, qui nous le savons sont déjà programmées doivent s'arrêter. On assiste à un timing où l'on prend dans les CAO ceux que l'on pense pouvoir expulser plus rapidement. Quinze jours et la première convocation arrive. Quinze jours puis c'est le vol déjà programmé avant même l'arrivée dans les Prahda. Où se trouve la liberté de ces femmes et de ces hommes. Rappelons qu'ils fuient leur pays et qu'ils recherchent ici protection et secours.

 

Les transferts vers le Prahda doivent s'arrêter : on entasse à Appoigny dans des locaux non adaptés des femmes, des hommes, des enfants car la volonté d'expulser prime tout.

 

Et rappelons enfin que si les demandeurs d'asile refusent leur transfert dans les pays d'enregistrement, c'est qu'ils ont de bonnes raisons, en connaissant les conditions d'accueil et de "vie", au point que la plupart ont choisi la fuite, la rue, la plus grande des précarités devant nos yeux impuissants.

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