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Demandeurs d'asile en 89

Plus de 150 demandeurs d'asile ont été amenés d'abord de Paris (La Chapelle, Jaurès, Stalingrad...) puis de Calais dans l'Yonne. Une grande majorité dépend de Dublin. Ils ont pris tous les risques et maintenant ils risquent le retour dans un pays où ils ont été enregistrés contre leur gré et où les conditions d'accueil ne sont pas acceptables. Lire dans la rubrique Pages : notre pétition, la lettre des demandeurs d'asile soudanais d'Auxerre ... . Consulter les catégories : Paroles de demandeurs d'asile, Pays de non asile, Nous les soutenons, Nous informons, Chronique en 89.

Chatillon sur Seine. Une heure du matin ... Il est arrêté, il est parti ...

Publié le 13 Juillet 2017 par lieb dans nous informons, Paroles de demandeurs d'asile, Nous les soutenons

12 juillet. Il est 1 heure 13 du matin. Le message d'un demandeur s'affiche.

Chatillon sur Seine. Une heure du matin ... Il est arrêté, il est parti ...
Chatillon sur Seine. Une heure du matin ... Il est arrêté, il est parti ...

 

"La police est venue chez lui

Et l'a arrêté.

Il m'a dit qu'ils sont partis pour Lyon.

Puis à l'aéroport de Paris (Roissy).

La police est venue à 1 heure du matin.

Il est arrêté,

Il est parti."

 

Des mots simples

Comme des couperets.

Comme l'infinie violence

De ce pays.

 

Des mots glaçants

Pour des actes officiels

commis en toute illégalité

et inhumanité.

 

Des recours existent. Nous pouvons demander le retour de ce demandeur arrêté chez lui (car un CAO, c'est un domicile), à une heure inacceptable, emmené contre son gré.

 

Le CAO de Chatillon sur Seine. Un CAO est un domicile.

Le CAO de Chatillon sur Seine. Un CAO est un domicile.

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Dans une petite ville de Côte d'Or ... Une heure du matin approche.

Publié le 10 Juillet 2017 par lieb

Dans une petite ville de Côte d'Or ...  Une heure du matin approche.Dans une petite ville de Côte d'Or ...  Une heure du matin approche.

Dans une petite ville de Côte d'Or ...  Une heure du matin approche.

Beaucoup d'entre nous dorment, se reposent.

 

Dans une petite ville de Côte d'Or, dans notre région

C'est l'heure à laquelle on demande à un demandeur d'asile de se rendre à la gendarmerie pour être reconduit vers un pays qu'il refuse de rejoindre!

 

Toutes les législations protègent les droits des citoyens la nuit.

Pas ceux d'un citoyen demandeur d'asile.

 

Je relis plusieurs fois le message que l'on m'a envoyé avec la convocation. Je n'y crois pas.

 

Informer, dénoncer,

Et surtout se mobiliser, refuser.

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A quoi servons-nous? ... Sommes-nous prêts vraiment à les laisser renvoyer dans le pays qu'ils ont fui?.?

Publié le 2 Juillet 2017 par lieb dans Nous les soutenons

Tu regardes ton/tes téléphones (un lycamobile pour ceux qui n'ont pas de moyen, l'autre pour Wattsapp, acheté spécialement).

 

Transferts en CADA

Un message : tu peux passer. Après le travail, on passe. " Je pars lundi". Il part dans un autre département, dans une petite ville. Tous les liens qui permettent de survivre brisés. On passe voir simplement à tout hasard les "assistants". Il n'y a rien à faire. Le visage fermé d'une très jeune femme. La phrase qui tue : Il faut qu'ils s'autonomisent. La dignité du demandeur. Notre impuissance. Ce qui rend les choses plus difficiles : l'inégalité, entre ceux qui restent et ceux qu'on éloigne. Loterie, volonté? Et surtout cachez ces demandeurs qu'on ne saurait voir. Et comment organiser notre solidarité quand les kilomètres s'ajoutent aux kilomètres. Heureusement l'accueil du CADA là-bas est correct.

 

Rejet des demandes

Puis le choc : un autre message arrive, cette fois-ci, il annonce le rejet pour un demandeur. Il avait beaucoup travaillé son dossier, il n'avait pas le sentiment d'avoir manqué son entretien.

Et le lendemain : autre refus. l'OFFPRA n'a pas cru le demandeur comme dans le cas d'A. il y a peu de temps.

 

Une autre politique du pouvoir?

Depuis deux mois, pas de nouvelles convocations pour Dublin.  Mais à la place les refus. Est-ce la nouvelle tactique du pouvoir?

 

Alors, on se demande "A quoi servons-nous?"

Depuis que nous suivons ces demandeurs, plus d'une trentaine déjà ont dû fuir dans le cadre de l'application de la procédure Dublin pour ne pas être renvoyés en Italie. Ils hantent les trottoirs de l'Europe.

 

Et maintenant les refus?

Et là il s'agit de renvoi dans des pays où chacun est menacé.

Et une question :

Sommes-nous prêts vraiment à les laisser renvoyer dans le pays qu'ils ont fui?

Et une autre qui tourne dans nos têtes :

A quoi servons-nous?

Si nous ne nous organisons pas pour les empêcher.

Comme nous l'avons fait contre Dublin.

 

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