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Demandeurs d'asile en 89

Plus de 150 demandeurs d'asile ont été amenés d'abord de Paris (La Chapelle, Jaurès, Stalingrad...) puis de Calais dans l'Yonne. Une grande majorité dépend de Dublin. Ils ont pris tous les risques et maintenant ils risquent le retour dans un pays où ils ont été enregistrés contre leur gré et où les conditions d'accueil ne sont pas acceptables. Lire dans la rubrique Pages : notre pétition, la lettre des demandeurs d'asile soudanais d'Auxerre ... . Consulter les catégories : Paroles de demandeurs d'asile, Pays de non asile, Nous les soutenons, Nous informons, Chronique en 89, Prahda, Ofpra.

Le jour d'après. E. Macron - asile - Dublin

Publié le 8 Mai 2017 par lieb in nous informons

Le jour d'après. E. Macron - asile - Dublin

8 mai, jour où l'on commémore la fin du fascisme nazi et où l'on oublie trop les massacres en Algérie. 

8 mai, c'est le jour d'après, 10 millions de personnes ont donné leur voix au front national. 10 millions de personnes ... !

8 mai, plus de 200 demandeurs disparus en mer.

8 mai, c'est le jour d'après. E. Macron est élu. Que dit-il sur l'asile, sur Dublin? Que peuvent attendre les demandeurs d'asile, les réfugiés, les migrants?

Petite recherche sur le net :

 

En janvier, lors d'une visite à Berlin, E. Macron donne des éléments  (Le Parisien 10 janvier 2017) :

Il se dit également disposé à "rouvrir (le) sujet" du règlement européen dit de Dublin, qui laisse la prise en charge des demandeurs d'asile aux pays de première arrivée dans l'UE.
"Il faut les améliorer, car ils ont des effets pervers", a-t-il admis, en se disant "pour une réforme qui permette de traiter les demandes d'asile et dans les pays tiers, ce qui suppose d'avoir une vraie coordination européenne".

 

Les Inrocks notent

Sur la question des demandeurs d’asile, Emmanuel Macron se positionne en faveur d’une politique d’accueil plus souple. En visite à Berlin au début du mois de janvier, le candidat a salué la position d’Angela Merkel en Allemagne et a indiqué que c’était aussi un “devoir” pour la France. Il s’est dit prêt à “rouvrir (le sujet)” des accords de Dublin, qui laissent le soin aux pays de première arrivée dans l’Union européenne de prendre en charge les demandeurs d’asile.

 

En mars, il indique dans une interview à la Tribune de Genève (24 mars 2017):

 

L’Europe s’est montrée impuissante dans la gestion de la crise migratoire. Que feriez-vous si vous étiez élu?

J’ai rendu hommage à la chancelière qui a eu un discours responsable et digne en refusant l’amalgame entre migrants et réfugiés (ndb :sic.) Mais il est vrai que l’Italie a très tôt alerté sur le problème en Méditerranée et les limites du système de Dublin. Malheureusement l’Europe n’a pas anticipé la crise, après nous avons tardé à avoir une approche coordonnée et nous avons manqué de solidarité. Donc on a voulu répartir des migrants alors qu’ils étaient déjà arrivés, et puis on a négocié un accord avec la Turquie qui a fermé la route des Balkans mais rouvert celle de la Libye. La solution est déjà d’avoir une gestion des demandes d’asile avec les pays de départ et de transit, avec des frontières extérieures de l’Europe mieux protégées. C’est le seul moyen d’être efficace et humain. A ce moment il peut y avoir une répartition efficace entre les Etats membres.

 

C’est exactement ce qui n’a pas fonctionné: des pays comme la Hongrie ont refusé la répartition.

J’en ai assez de voir ce comportement qui s’est sourdement installé: c’est-à-dire de la défiance et le non-respect de nos principes par certains Etats membres. Dans les traités, il y a déjà des sanctions prévues quand on ne respecte pas les valeurs communes. On ne peut pas menacer des procédures de sanctions totalement légitimes sur les déficits publics et l’équilibre de nos budgets, et puis les ignorer quand des pays ne respectent pas des droits fondamentaux. Je ne veux pas que dans l’Union européenne il puisse y avoir un délitement de nos valeurs.

 

Dernières indications sur le site de L’intern@ute le 6 mai 2017 (les éléments soulignés le sont par le blog)

 

[Mis à jour le 6 mai 2017 à 17h13] Dans les paroles comme dans son programme, Emmanuel Macron n'a pas mis l'accent sur la thématique de l'immigration. Une seule mesure clé a été clairement énoncée : réduire les procédures de demande d'asile, avec délai de moins de 6 mois, recours compris. Le finaliste de cette présidentielle qui se joue ce 7 mai 2017 veut aussi conditionner l'aide au développement des pays d'origines au respect d'accords sur le retour des migrants non autorisés à entrer ou résider dans l'UE. Emmanuel Macron entend également revoir les accords de Dublin qui actent que le pays dans lequel a été formulée la demande d'asile doit se charger de son instruction et de la décision. Il veut enfin ajouter "5000 postes de policiers aux frontières extérieures".

 

Ces mesures qui devraient aller dans le sens d'une politique migratoire plus efficace, mais elles ne donnent a priori aucune indication sur le degré d'immigration qu'Emmanuel Macron souhaite pour la France, ces mesures étant favorables aussi bien pour les immigrés eux-mêmes, mais aussi pour l'Etat. Alors faut-il réduire l'immigration en France selon Emmanuel Macron ? La maintenir au niveau ou elle se trouve aujourd'hui ? Accueillir plus de migrants, réfugiés politiques, victimes des conflits en Syrie et au Moyen-Orient, oui immigrés dits "économiques" ? Sur ce point Emmanuel Macron s'est bien gardé d'avancer une position univoque.

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