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Demandeurs d'asile en 89

Plus de 150 demandeurs d'asile ont été amenés d'abord de Paris (La Chapelle, Jaurès, Stalingrad...) puis de Calais dans l'Yonne. Une grande majorité dépend de Dublin. Ils ont pris tous les risques et maintenant ils risquent le retour dans un pays où ils ont été enregistrés contre leur gré et où les conditions d'accueil ne sont pas acceptables. Lire dans la rubrique Pages : notre pétition, la lettre des demandeurs d'asile soudanais d'Auxerre ... . Consulter les catégories : Paroles de demandeurs d'asile, Pays de non asile, Nous les soutenons, Nous informons, Chronique en 89, Prahda, Ofpra.

Pourquoi, mais pourquoi ne veulent-ils pas aller en Italie? Témoignage de Rome d'un demandeur d'asile d'Auxerre

Publié le 19 Avril 2017 par lieb in Les pays de non asile

L'une des plus grandes difficultés que nous avons eue pour mobiliser contre l'application stricte de la Convention de Dublin par le préfet de l'Yonne est une incompréhension certaine de beaucoup d'amis et militants. Pourquoi, mais pourquoi les demandeurs d'asile sont-ils prêts à retourner à la rue et dans les pires conditions plutôt que d'accepter le retour en Italie?

Il nous a fallu là-aussi un certain temps pour rassembler les informations. Mais surtout nous retrouver face au fait brutal que de nombreux demandeurs d'asile ont pris la fuite dès après réception de leur notification nous a contraints à prendre conscience de cette réalité.

Aussi, nous proposons sur le blog de rechercher ensemble et de donner accès aux informations sur ces pays où le Préfet de l'Yonne renvoie sans état d'âme - il applique la loi, chanson bien connue de l'histoire de cette administration -, des demandeurs qui ne demandent que la protection de la France.

Pour commencer, le témoignage d'un demandeur d'asile d'Auxerre emporté à Rome.

Témoignage d'un demandeur d'asile d'Auxerre emmené à Rome.

Il a reçu sa convocation en janvier et a été emmené en centre de rétention, puis en Italie, à Rome. Il échange souvent avec ses amis d'Auxerre. Voici la réalité crue de ce qui les attend :

. Il se retrouve en effet après ses 10 mois d'attente ici en France entassé avec des centaines de demandeurs.

. Il n'a pas d'argent et n'en n'aura pas avant son premier rendez-vous pour déposer sa demande.

. Celui-ci est dans six mois.

. La procédure ensuite peut durer trois années.

Et ce qu'il leur a dit de sa vie a encore renforcé, et c'est sensible, l'angoisse et le refus devant cette non vie et ce non asile ...

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